20/01/2004

Mes griffonnages

Je n'écris plus. Je cours.

 

Ou je marche.

 

Je m'assois.

 

Puis je me relève et me remets à courir.

 

Et je frappe. De porte en porte. De couloir en couloir. Je voudrais assourdir l’infini puisqu’il reste emmuré de silence et que je ne parle pas assez fort. Alors je hurle ; certains se retournent à mon passage.

 

Je parle, je parle… Que vivent les nouvelles technologies si elles nous font gagner du terrain. J’aurais besoin d’un regard, une rencontre surprenante, qui m’éblouisse, qui me fascine, même à tort. De quoi me détourner de toutes les conventions. Quelque chose de vrai, enfin.

 

Je me perds entre les pages de Sulivan, Sulivan et ses à cause, sa joie errante ébouriffée, maladroite, entêtée. C’est une bouée de sauvetage. A force de m’y accrocher les pages s’en trouvent griffées.

 

Griffé le griffonnage ébouriffé…

 

Même inconnus, vous m’êtes si précieux, qui passez pour me lire… Là est mon angoisse. A vous j'en dis plus qu’aux  acteurs de ma propre vie, et il me faut lutter pour ne pas laisser ce théâtre du quotidien, si puissant par sa simplicité même, se laisser substituer à toutes ces notes que j’envoie vers je ne sais où…

 

Qui êtes-vous, passants ?


17:38 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

... Qui sommes nous? Les autres je ne sais pas mais moi qui suis-je ? Un poète qui à défaut de parcourir les routes du mondes je parcoure les mystères de la toile.

Sont-ils différents? C'est évident les routes de la toile on un goût d'aventure secrète, cachée dans une enveloppe ... à la fois électronique et magique. attisant les désirs les plus tus parfois.

Je posterai sur mon blog le texte que j'ai appelé "l'immeuble" et qui me fait étrangement penser à ce que tu dis.

Je te préviendrai de sa présence.

Écrit par : poète guerrier | 21/01/2004

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