07/02/2004

Tout le monde va quelque part

Les heures passent et ne repassent pas… Tous ces matins où je cours je me mêle au manège je me déguise en pas moi. Tout le monde va quelque part, pas un qui n’ait un bus à prendre, un dossier, quelque chose,… Je suis en dernière année et déjà je sais que c’est du temps qui se perd. Les cours se traînent, on n’apprend plus, on applique,  or mes passions se sont déjà fait la malle du côté d’ailleurs…

 

Profs déjà avalés par leur système ; système immuable même si les modes changent. Augmentation production évolution dynamisme plus qu’hier moins que demain toujours plus vite toujours mieux. Concurrence même au cœur de… quoi ? puisque même l’émotion est travestie. On la maquille, on la pousse, on la tire, on lui fait dire n’importe quoi. L’universel s’est substitué à l’artificiel.

 

Je suis déjà partie. Il y a la peinture, la photographie, l’écriture, l’engagement humanitaire auxquels j’appartiens déjà si fort. Une seule idée en tête. Passer le certificat d’aptitude pédagogique, me joindre à l’association Adeppi pour conduire l’art dans les prisons. Aller devant. Cet été je m’envole en Inde pour me casser la figure, un seau d’eau froide en pleine face. Plouf, trempées les idées, les je vais changer le monde, … pour enfin savoir par où commencer pour le changer quand même.

 

Comment poser mon bagage ? M’attacher à une seule passion, la fouiller par-dessous son corsage, la visiter de part en part ? Je ne reste jamais. Je brûle, je me consume, puis je change de train. Et j’ignore si dans dix ans je serai S.D.F., alcoolo, députée ou artiste engagée, écrivain, ou bohémienne, avec mes passions à tout vent à tout va… Et si je suis tout de même graphiste je forme le vœu de ne pas m’éteindre pour autant et me tenir hors du cirque qui nous rend tous étrangers.




13:04 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Commentaires

... tu as bien de la chance d'aller en Inde... Je t'envie... tu vas t'immerger dans une des plus belles cultures de notre planète... tu risque bien d'en revenir tranfigurée... je te le souhaite... bisous

Écrit par : nicolas | 07/02/2004

C'est magnifique, mais ce sera davantage pour une immersion au coeur des quartiers pauvres... c'est clair que la culture est très riche, et si "souriante" même au fond des bidonvilles. Je compte bien te réserver un morceau de toutes ces découvertes ;-)

Écrit par : ptitanne | 08/02/2004

en inde Bjr Anne,

Si je lis ces quelques lignes je comprends que tu pars en Inde? J'ai failli y aller en 2001 mais des circonstances ont fait que je n'ai pas pu y aller , pourtant c'était mon rêve car c'est le berceau de la pensée positive.

Tu compte partir quand?

Écrit par : poète guerrier | 08/02/2004

lecture Je viens de lire ton texte. Sache que dans la vie une multitude de signes vont se présenter à toi , à toi de discerner les signes qui vont te permettre une envolée inoubliable. Ceci dit je crois aussi que ton esprit d'artiste doit être libre et si parfois tes illusions te font du mal, elles te feront du bien aussi car les rêves sont d'immenses tapis volant qui t'emmeneront vers les horizons et les actions que tu cherches à mener!

Une seule chose , un seul piège : " la société" avec ses idées préconçues, ses modèles de vie préetabli; ces modèles se cachent au plus profond de ton âme et je crois que si vraiment tu veux être libre il faut pouvoir s'en détacher pleinement, avec prudence car cela fait mal.

Finalement le bonheur est dans la vie qu'on décide de mener de façon intègre avec soi-même , sans l'avis des autres.

Écrit par : poète guerrier | 08/02/2004

Mon cher poète, J'aime beaucoup tes messages, ils m'apportent toujours quelque chose, j'ai toujours envie de te dire: "oui, continue...!" ;-)
C'est en mi-juillet que je vais en Inde, en principe pour un mois. Je pense que même ce que cette chère société nomme volontiers "illusions" sont indispensables à la réalisation des actions (pour contourner le mot "rêve") qui comptent à nos yeux. "Si Gandhi avait attendu d'être célèbre, il n'aurait jamais entamé son oeuvre de paix. Si le Père Damien avait attendu d'être saint avant de partir à Molokaï, les lépreux ne l'auraient jamais connu". C'est la phrase qui figure sur le dépliant de l'association avec laquelle je pars, Jeimeri. Cela résume bien ma pensée... Allez j't'emmène, fais tes bagages ;-)

Écrit par : ptitanne | 08/02/2004

... et c'est toi sur la photo????

Écrit par : nicolas | 08/02/2004

wi... il y a 4 ans ;-) ça change du site Tête de Bloggeurs, hein dis ;-)

Écrit par : ptitanne | 08/02/2004

... le supplice de tentale...

Tu connais?

J'ai le désir fou d'être cette colomble qui survolerait les bâteaux du monde, qui indiquerait aux avions la route de l'inconnu mais aujourd'hui mes ailes douloureuses ont besoins de repos pour un instant...

Et jusque Waremme, quelle avion prend-t'on? ;o)))

Écrit par : poète guerrier | 09/02/2004

Mais, Tu peux l'être, c'est plus facile qu'on pourrait croire... En tant que poète tu es prédisposé pour le vol, sois-en sûr... Même depuis bus, quand les gens parlent trop fort. On regarde en l'air,... ils suivent ton regard d'un air surpris et ne comprennent rien...
Waremme? L'avion Bruxelles-Liège ;-)) Mais... tu es déjà là.

Écrit par : ptitanne | 10/02/2004

:o) une belle moisson pour mon billet du 28 février:-)

Écrit par : tgtg | 28/02/2004

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