10/02/2004

L'échappée belle, écrit le 25.07.2002

Et si  jamais, sur ces terres, ou les tiennes, ou les miennes, tu venais à m’apercevoir, le temps d’une seconde, si jamais je parviens à surprendre ton regard et si, à ce moment-là tu penses me deviner un peu, ferme les yeux et détourne de moi ton attention. Cela m’apaiserait. Car si jamais tu me trouves, si tu vois ce qui se joue en moi, peut-être t’en iras-tu. Il me plaît de penser que tu ne m’apprendras jamais par coeur; j’aurais plus peur encore en te voyant me fuir, qu’en me regardant moi-même dans un miroir, même ébréché.

 

Ainsi je voudrais comme toi ne jamais rien laisser paraître, me cacher dans une bulle dont j’observerais le monde et peut-être, cela me suffirait. Je te regarderais vivre. Et parce que jamais tu ne me prendrais la main, jamais non plus tu n’aurais à l’en retirer.

13:27 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Colayne Tu as une ecriture très souple, agréable à lire!

Écrit par : Colayne | 10/02/2004

Merci bôcoup... Y a-t-il une table, une chaise, que sais-je... pour me cacher? ;-)

Écrit par : ptitanne | 10/02/2004

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