11/02/2004

Cargaisons pour la morgue.

Vite, vite! Il faut devenir fou, il faut se regarder, droit dans les yeux, c'est urgent. Je veux perdre les pédales avant que leur quotidien trop sage ne me gobe.

 

Moi l’automate je prends des trains avec des milliers d’autres automates.

Je suis avalée par mon ordinateur jour après jour.

J’ai un beau (futur) métier.

Je crée je dis je crie je chuchote j’annonce.

Publicité. Promotion. Réduction. Augmentation.

 

Forcer le regard, c’est notre loi. L’affiche est un cri.

Mises en pages hors du commun, toujours.

Surpasser le reste, bien sûr.

 

Vingt-trois heures. Pas le temps de manger ni de me coucher.

Publicité. Promotion. Réduction. Augmentation.

 

Tous des gueules de battants comme vous dites, vous imaginez dans quoi on vivrait ?

Parfois le réveil est déjà le début d’une compétition.

Trouver une place dans le bus. Bousculer les traînards, on est à la bourre, tous à la bourre. Ouh, c’est grave, ça…

Cargaisons pour la morgue et soyez à l’heure (Sulivan).

 

Moi je suis à la bourre de résurrection.

Pardon, madame !


21:48 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

ta voix j'aimerais entendre le son de ta voix dessiner des pages d'histoires dans mon esprit...

pour ne m'appellerais tu pas un instant juste pour que nous entendions le silence dans nos voix?

Écrit par : poète guerrier | 11/02/2004

A demain? Bonne nuit

Écrit par : poète guerrier | 11/02/2004

C'est que... ...je n'ai pas de pigeon voyageur pas de lexique pas de dictionnaire pour apprivoiser le silence... il faudrait qu'on m'apprenne. Je suis toujours au même endroit, juste pile au bout du monde... c'est là que je t'attends.

Écrit par : ptitanne | 12/02/2004

Poète Guerrier C'est étrange ce que tu dis, parfois nous sommes à un tournant de notre vie et nous sommes incapable d'agir. Nous sommes cantonnés à ce train tain quotidien qui est plus puissant que tout.

Mon âme a besoin d'une tendresse profonde dans laquelle je voudrais me noyer...

Je t'envoie un rayon de soleil t'envelopper d'une chaleur rassurante et j'espère que celui ci pourra te réconforter un peu.

Bonne nuit.

Écrit par : poète guerrier | 12/02/2004

Un tournant mais... terriblement positif; je dis "terriblement" parce qu'il me mène à beaucoup d'aspirations nouvelles, de gens nouveaux et qu'il s'agit d'un vrai boulversement, une sorte de violence: je me rends compte que je vis, tu imagines, quelle découverte... ;-) Là où ça blesse, c'est que très peu de gens partagent cela.

Rayon de soleil arrivé à bon port; souvent il suffit que tu écrives. Si la tendresse tenait à un commentaire sur un blog, je t'en enverrais par pelletées.

Écrit par : ptitanne | 13/02/2004

... Mes pensées
Evaporées
Sur le miroir
D’un soir
Ont rejoint un instant
Ton regard souriant
De ma main
J’ai recueilli
Dans un écrin
La vapeur
De ton cœur.
Tu as souris.

Écrit par : poète guerrier | 13/02/2004

Poète Guerrier Les mots sont des instants de tendresses; le désir un mirage de caresse:

Sur le sable du désert de mes rêves se dresse un oasis où je veux m'envoler pour m'abreuver du peu d'eau qui reste et s'évapore...

Écrit par : poète guerrier | 13/02/2004

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