22/02/2004

J’aimerais tout vous dire

J’aimerais tout vous dire, les essais, les ratures, en garder la trace. Ah si je pouvais me livrer, me jeter à l’eau, me risquer enfin.

 

Je vous dirais les nuits d’attente, la fenêtre ouverte, appuyée sur le balcon. Et les dimanches et l’odeur du café, le bruit des talons des dames dans la rue, leur parfum un peu trop fort. Inventer des jeux entre les arbres ; apprivoiser les chats errants.

 

Je vous dirais le son de mon piano, le bruit étouffé des pas dans la neige, les mots ordinaires chez les gens ordinaires, moi trop sage et déjà en colère pourtant.

 

Et si j’avais déjà tout dit ? Le reste se construit, moi je ne change pas vraiment. D’où on vient, où on va, cela m’importe si peu, il y a tant à faire entre les deux. Mais il faut tout de même que je vous serre la main un peu plus fort, je la retiendrai un court instant dans la mienne, juste de quoi vous étourdir, de quoi me rassurer, parce qu’il est tard et que le soir tout est possible, on lâche prise, on n’est plus personne, on est tout le monde. Après tout, a-t-on vraiment besoin de mots puisqu'à lire entre ces lignes vous savez tout déjà, et que je préfère les balbutiements aux tambours. Rien n’est à gagner, rien n’est à offrir ni à prêter, tout est à rencontrer.

 

On s’en va ? La fumée est trop forte…


00:57 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

... J'ai pas toujours les mots, souvent des analogies maladroites. "Coup de foudre", c'est trop fort. "Atomes crochus", j'en sais rien. Je cherche... je cherche... j'ai pas les quelques syllabes pour dire que j'accroche sans savoir, sans lire vraiment. Je garde l'adresse en mémoire et je reviendrai. Gros défaut, lire en diagonale, me faire une première impression et ici j'ai envie de m'arrêter. Voilà, l'image lourdaude que je cherchais : quand je dois acheter des vêtements, je regarde à travers la porte du magasin et je sais que je ne trouverai pas ce que je cherche alors que je n'ai pas déterminé ce que je cherchais, et parfois j'entre parce que je sens que c'est là. Bien sûr, je me trompe souvent... Ce qui est déjà moche dans ce que je t'écris à mon premier passage, c'est que je m'arrête à une première impression. M'enfin, tant pis, je repasserai cette fois en silence pour prendre le temps de lire. Là, je cours, je cours...

Écrit par : sans issue | 22/02/2004

ce matin tu t'es couchée ce matin après avoir écrit des mots en enfilades décrivant mille émotions sur tes doutes. On a le droit de douter. Les oiseaux chantent déjà et camoufflent la soufflerie de l'ordinateur. J'imagine ta voix me parvenant de là-bas... venue me dire bonjour!

Écrit par : poète guerrier | 22/02/2004

Je retiendrai... "d'où on vient, où on va, cela m'importe si peu, il y a tant à faire entre les deux" TRES beau. Allez, on s'y met!

Écrit par : Hollynx | 22/02/2004

... Bonjour ptiteanne...je passe explorer ton univers...rapidement aujourd'hui...mais je reviens..:-)

Écrit par : Sioran | 22/02/2004

.... Que de monde en ce dimanche, les esprits voguent sur les flots des blogs :)

Écrit par : movida | 22/02/2004

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