17/03/2004

Les partitions à quatre mains, automne 2002.

Je rêvais de chanter, d’intégrer un groupe. Je l’ai fait.
Je voulais m’engager. Dire m… à la peine de mort, à la pauvreté, à la décrépitude. Je l’ai fait.
Je ne me trouvais pas dans une religion. J’ai mis du temps avant d’oser claquer la porte pour me remettre à grandir. Changer. Je l’ai fait.
Je pouvais poursuivre des études qui ne me ressemblaient pas, poursuivre quand même parce que j’étais à mi-chemin.
Ou partir pour me rapprocher de moi, mettre mes crayons de couleur au service d’un monde un peu trop terne à mes yeux. Je l’ai fait.
 
J’ai vu mes rêves, droit dans les yeux je les ai regardés. Et j’ai vu, par l’entrebâillement de la porte qui donne sur mes idéaux, que les accomplir était possible.
 
Vous ne me croyez pas vraiment… Me cogner à votre réalité lorsque je rentre de ce long voyage est trop difficile. (…) J’ai besoin de mes engagements, bien sûr, mais je ne peux avancer sans votre appui. Et vous entendre balbutier quand je vous parle de vous, ça me donne le vertige.
 
S., ne me dis pas que cela passe avec le temps ; si tous ceux qui attendaient le réveil devaient oublier cela pour la raison, alors de quelle planète viennent les Médecins sans Frontières, les poètes, les psys, les baroudeurs ? Tu le sais bien toi qui parles de couleurs d’automne. Alors pourquoi fais-tu le gros dos face à mes mains lorsqu’elles te cherchent à tâtons ? Que fais-tu des rêves que je t’envoyais, qu’avez-vous tous fait de mes questions d’enfant ? Car elles sont les mêmes aujourd’hui, et si même vous deviez me répondre je ne sais pas, un écho, une valse, ce sera pour moi le plus beau présent.
 
Les miroirs font-ils si peur ? J’ai tant besoin de vous rencontrer. Je le sais, S., il m’est arrivé de te parler du temps qu’il fait. Mais en moi c’est toujours la même tempête. Il en est auxquelles je refuse de mettre un terme. J’ai besoin de votre authenticité pour marcher sous cette pluie-là. Et croyez-moi, elle ne représente pas toujours un danger. Il y a des partitions à quatre mains qu’on déchiffre sans se blesser pour autant.

20:59 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

appel C'est un appel fort, oui fort! suis ta voie! les autres oui les autres feront tjs des commentaires qui dérangeront mais qu'est-ce qui compte en final?

Écrit par : poète guerrier | 17/03/2004

... Je le sais depuis peu, ce qui compte en final... Mais c'est toujours bien frustrant de ne pas pouvoir partager cette découverte avec ceux-là qui voudraient me suivre, mais ne peuvent pas...
Peu importe. Je marche...

Écrit par : ptitanne | 17/03/2004

:-) Il y a des partitions à quatre mains qui font du bien :-)

Écrit par : tgtg | 17/03/2004

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