28/03/2004

Les pommes

Jamais je n'oublierai la saveur de cette pomme, savourée hier après midi, en pleine ville, où les gens me bousculaient, où il me fallait me frayer un chemin.

Vite, vite, courir avant que le magasin ne ferme... trop tard: l'affiche ne sera pas imprimée à temps...

Mais j'ai fait demi-tour quand, presque par mégarde, j'ai surpris le parfum des fruits et légumes qui tentait, lui aussi, de se créer une place entre les passants.

Tout revient en un instant, les courses avec ma mère lorsque j'étais enfant, le sourire de la bouchère. Les dessins que je lui apportais. De temps en temps, on croisait F. dans sa chaise roulante. F., plus remplie d'énergie que moi sur mes deux jambes. Son bonjour jovial, plein d'entrain. Et puis Tatave et ses frites, et la marchande de poisson, ronde et rose.

"2 pommes, ça fait 1 €, s'il vous plaît".

Je quitte le magasin. Je revis.

Et les pommes, ça croque sous les dents.


22:01 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Je me souviens d'un de mes grands-pères se moquer de moi parce que j'avais toujours une pomme à croquer. Certains, n'aiment pas la joie. Je me suis réfugié dans le noir, non pas celui de la tristesse, mais celui des ombres qui courent sans qu'on ne les voit. Dans ce sens, être réservé n'a rien de commun avec la timidité que l'on voulait m'attribuer.

Écrit par : blick | 28/03/2004

... une belle semaine qui commence sous un rayon de soleil... bisous à toi...

Écrit par : Nicolas | 29/03/2004

la fraîcheur de percevoir entre les odeurs la finesse des odeurs des fruits de ce monde... et en plus celle de la pomme! toute une symbolique derrière cela.

Écrit par : poète guerrier | 30/03/2004

:-) croque le temps
croque la vie
croque la pomme !!!

Écrit par : tgtg | 30/03/2004

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