15/07/2004

Le réveil

Dans le couloir les murs respirent d'être humain, on entend y résonner la vie. Dès lors il me semble que gravité et douceur s’entremêlent, se livrent une tendre bataille. Elle chante la Bohème. Sa voix est claire, légère. Son rire fait sourire. Elle s’active, elle s’active,... Il y a toujours à faire. Petite abeille de tendresse, savez-vous que vous nous ramenez à nous-mêmes, comme un grand coup de vent qui fait bouger les rideaux quand on laisse la fenêtre entrouverte, à l’heure où tout le monde rêvait encore.

 

Dans la salle à manger, un disque tourne. Piaf visite chaque octave de part en part. Je me glisse sans bruit dans l’encadrement de la porte… Tout le monde est à table. Je souris, je crois que personne ne m’a vue… Leurs cheveux de mousse, c’est tout doux dans cette pièce aux couleurs vives.

 

Ce matin, nous t’avons apporté ce que tu réclamais depuis plusieurs jours. Ah qu’il est bon le vin qui coule et rafraîchit les âmes engourdies. Tes yeux pétillent. J’ai oublié l’endroit où nous nous tenons. Je n’ai plus peur…

 

L’infirmière chante, elle chante la Bohème.

 

Petite Mama, toi aussi, continue ta chanson…


13:53 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

. De la douceur dans un monde de brutes, voilà ton blog. j'aime beaucoup ta manière de dire les choses, comme une brise. les gens comme toi me donne de l'espoir. bravo!

Écrit par : fun. | 15/07/2004

Etre dans cet univers sombre... Que cette chanson dure encore longtemps et ensoleille la vie de ta Mama!

Écrit par : Hollynx | 15/07/2004

... Quand je te lis, un long frisson me parcourt, pas un frisson de tristesse non, plutôt d'émotions, d'espoir et de vie....
Que la vie continue à chanter encore longtemps dans les yeux de mama...

Écrit par : Babylou | 16/07/2004

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