25/08/2004

L'absente

Je suis un coup de vent, une tempête, je passe, je passe seulement. Je ne reste jamais. Je ne reste pas mais je repasse,… une autre fois. Peut-être.

 

Pardonnez-moi, je pensais être à mon retour «réparée» de tant de ces petits défauts de fabrication. Quatre voix depuis hier me l’ont dit, quatre âmes qui se sont un jour heurtées à cette nature inaccessible, occupée, absente, les idées ailleurs, jamais là ou en retard, toujours pressée, pourchassée, qui ne tient pas en place, à peine installée, qui cherche déjà la porte du regard.

 

Là où je me heurte à moi-même, est que même de la pièce où se tissent mes relations, je ne tiens pas en place, je ne crée plus d’attache et personne ne me manque vraiment, voilà la vérité sans édulcorant, pas un morceau choisi, la vérité dans son entière nudité.

 

A vous de m’envoyer les flèches ou les roses, mais peu importe, dites-moi, dites-moi.

Je ne voudrais pas me retourner un jour et voir que personne n’a continué de me suivre.


19:04 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

Commentaires

:)

Écrit par : imagine | 25/08/2004

... On te suit petite Anne...pas à pas, en silence parfois...mais on est là...
Bisous

Écrit par : Babylou | 25/08/2004

Bonjour... Bien le bonjour Anne... Ca fait bien longtemps... Et alors, l'Inde? faudra que tu nous racontes ;)

Je te souhaite une bonne fin de vacances, moi ici, je bosse et je pars qq jours à l'Apple Expo à Paris la semaine prochaine ;)

Pleins de gros bisous

Écrit par : Angie | 25/08/2004

une trace.... un bisou ;o)

Écrit par : valou | 26/08/2004

... ...toujours un plaisir de te lire.
Bien à toi.

Écrit par : Luc | 26/08/2004

Donc ... Tout est dit ....

Écrit par : just-de-passage | 27/08/2004

:-) ne pas avoir de regrets!!!
:-)

Écrit par : tgtg | 27/08/2004

Alors il vous faudra boire mes silences...

Écrit par : ptitanne | 28/08/2004

Nous sommes là... A ta porte. Nous entrons, nous partageons, nous aimons ce que tu écris... Chacune de tes phrases est vivante et vivifiante, tu es vivante et vivifiante... Continue à nous faire vivre tes ailleurs...

Écrit par : Neige | 28/08/2004

Bisous aussi ... D'un terrien dans la lune !!!! Super la p'tite indienne terriblement belge ... mais .. pour être "honnête" ... la p'tite belge terriblement d'ici... me manque !!! (ken égoïste , hein oui !!!! ) ...Ben vi ... j'ai des défauts , tsé !!! Mdrrrrrr

Écrit par : just-de-passage | 30/08/2004

coup de vieux entre vos lignes Puisque tu as laissé ton url...j'arrive. je ne te suis pas. Vouloir qu'on te suive ? ne fais cette erreur !!! ce n'est pas dans les yeux des autres que brille ton éclat. Petite, mon poil se camoufle peu à peu en tenue d'hiver. Toi, et d'autres qui ne laissent pas d'adresse http dans les stammtisch du web, vous avez du talent, enterré sous la jeunesse. il faut l'exhumer, comme nous plus vieux devons l'exhumer de la mémoire. Ne cherche pas à être suivie, même du regard. As-tu besoin d'une prison ?
Voilà, Rilke le dit bien mieux que moi. je n'aime pas la traduction de certains de ses poèmes. je te retraduis ce soir, pour toi et tes lecteurs, le sonnet 22 à Orphée. "À quoi penses-tu Babel" ? je pense que lorsqu'on est désorienté, il faut changer d'Orient... Les mots de Rilke sont si ouverts qu'aucune traduction ne peut les rendre...et alors ? TIENS, JE METS MÊME EN CAPITALEs CE POUR QUOI J'AI CHOISI CELA
R-M- Rilke (trad. Babel)
Sonnet 22 à Orphée

Nous sommes les occupés
mais le pas du temps
prenez-le comme broutille
dans le toujours restant

Tout le pressant
sera tantôt passé
car le demeurant
déjà nous inaugure

JEUNESSE, OH NE JETTE PAS TON COURAGE
DANS LA RAPIDITÉ
DANS LA RECHERCHE DE L'ENVOL

TOUT EST REPOSÉ
OBSCURITÉ ET CLARTÉ
FLEUR ET LIVRE


Babel - lundi, vers le début de la nuit

Écrit par : Babel | 30/08/2004

Je passe te lire... comme depuis des mois...souvent en silence!

Écrit par : Christ | 01/09/2004

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