26/09/2004

Ton cinéma

Ah, les mots que l’on dit, parachutés pour éviter que la gifle du silence ne soit trop rude. De broutille en broutille  les bouches s’évertuent à contourner le concert de nos âmes; cette musicienne n’a alors de cesse de balbutier, le-temps-est-incertain, il-faudrait-remplacer-l’ampoule, as-tu-bien-fermé-la-fenêtre, il-est-déjà-sept-heures

 

Moi si j’avais assez de fil dans mes tiroirs je tricoterais des chandails de couleur pour ne pas que les âmes s’enrhument, je tisserais des langues nouvelles puisque celle-là qui est tienne ne te suffit pas, pour que tu me dise toi, tu et toi-même, que tu me dises à quoi tu penses, que tu me fasses entendre le bruit de ton cinéma intérieur, que tu me joues la grande comédie sur la scène de ton tous-les-jours.

 

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Ton cinéma, bâti sur quelques mots échangés avec Babel

20:44 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Je suis moi même... une comédienne de la vie
qui se défie jour après jour
nuit après nuit
et qui sans cesse se défie

Écrit par : Christ | 27/09/2004

! si j’avais assez de fil dans mes tiroirs je tricoterais des chandails de couleur ....et je ferais de même :-)

Écrit par : tgtg | 29/09/2004

le silence le silence, c'est juste une tranche de vie que l'on déshabille.. nue..

Écrit par : dôm | 11/10/2004

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