13/10/2004

Sarabande

Sarabande de Haendel, comme si elle n’était plus que prière, une prière qui se prierait toute seule, le dos d’une femme ployée sous sa besogne tous-les-jours-ienne, les gosses alentour qui rient jettent leurs rires et t’éclaboussent avec, le ballon rouge au ralenti, il dépasse le balcon, on ne voit plus que lui, insolent il s’impose au gris des rues, la majesté des vallons de mes départs, le mystère de la création, oui la terre, les bêtes qui marchent dessus de leur pas lourd elles tirent la vie et des siècles d’histoire à leur attelage. Sarabande, les étourneaux dansent leur immense farandole par centaines au-dessus de ma Hesbaye d’automne, avec le frisson sous mes lainages, et je suis seule dans le brouillard, Sarabande, Sarabande.

11:15 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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