19/12/2004

Petite Mama ce dimanche se sent plus faible. Nous lui parlon

Petite Mama ce dimanche se sent plus faible. Nous lui parlons du soir de Noël : « Tu verras, ça ira mieux bientôt, et ce jour-là tu pourras venir à la maison. »

 

Petite Mama hausse les épaules et tente un sourire maladroit. « Je vois un doute dans tes yeux », lui dis-je.

 

Petite Mama m’a-t-elle bien entendu, car l’instant qui suit elle prend un mouchoir et s’essuie les yeux…


17:33 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Tournemot

R. se souvient : « J. était restée alitée durant de longues semaines suite à un accident qui lui avait ôté la parole. Elle avait à réapprendre l’usage de sa langue comme le ferait un jeune enfant. Le médecin lui avait recommandé de lire un écrit, et d’examiner chaque mot de la lettre»

 

R., en inversant ces deux termes, a ouvert la cage de l’extraordinaire univers sonore contenu dans chaque lettre...


17:27 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/12/2004

Les choses humaines

L’article qui relatait ce matin les obsèques de ce célèbre entraîneur sportif énumérait les nombreuses personnalités qui y étaient présentes. Il rappelait l’âge du disparu, comme les circonstances de son trépas, préférant ne dire que ce qui peut être vu et admis de tous, ramenant ainsi l’ordre jusqu’à l’endroit même où il n’a désormais plus sa place.

 

Je voudrais croire que si les choses humaines sont tues c’est qu’elles sont précieuses et faites pour être farouchement gardées, comme un secret apprentissage (de l’essentiel et de la mort) qui dure une vie entière.


16:37 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

13/12/2004

A vous dirais-je...

Il est de ces minuscules instants-miracle que je n’ose décrire entre mes pages, de peur d’atténuer un peu leur éclat par des mots qui ne les diraient qu’à demi, et de révéler en ce même temps leur discrète et fragile existence à des yeux indélicats. Les gens sont si pressés de faire et si peu attentifs à la grandeur des choses simples glissées dans leur costume-décor, il semble que personne ne leur ait enseigné à entendre par eux-mêmes la conversation de ces choses et des silences qui leur prêtent voix.


18:37 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

09/12/2004

tout à l'heure, depuis la vitre d'un train liège-waremme 14h55 exactement...




1. il n'y a qu'une vitre entre moi et le brouillard
2. il touche le champ étire ses bras blancs pour en caresser le flanc
3. le brouillard est tout autour mais comment être juste dedans?
4. si ce n'est pas moi qui suis dedans alors c'est lui qui sera dans moi
5. je vais te manger!
6. j'ouvre tout grand la bouche...
7. c'est tout doux comme du coton... mais qui fait pas grincer les dents!

23:00 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |