19/03/2005

Quand je m'en va

Que sa vue m’ait été agréable ou affreusement déplaisante, lorsque je quitte un visage, une âme –lorsque je quitte un être enfin, à chaque fois, il est en moi une mélodie intérieure qui s’éveille et tournoie comme un enfant sauvage, ou comme un fou, qui rit ou qui chuchote, à moins qu’il ne se mette à hurler et faire crisser les violons, lorsqu’il y en a, ou qu’il s’agisse d’une ritournelle légère et déchirante  –un air de barbarie sans doute, têtu qui se plaque à moi comme un vêtement trempé, increvable petit pantin, je l’entends clairement et fortement, il me dit tout de vous en moi, le mouvement de mon âme sous vos yeux après eux, la dangereuse fascination, ou l'indifférence, ce que je veux que vous voyiez au travers de mes dehors, et que vous ne verrez pas et que je ne verrai pas, mais que j'entends à présent malgré moi.


01:14 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Quand tu t'en vas... Ca donne qqch de très agréable à lire !
Bisous et bon dimanche

Écrit par : Val | 20/03/2005

Juste... Venir lire tes phrases et boire tes images... Il y avait longtemps !

Écrit par : Neige | 21/03/2005

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