27/03/2005

Le réveil

Deux mille ans qu’on en parle.

 

Deux mille ans qu’il chuchote, qu’il crie parfois; deux mille ans qu’il meurt, deux mille ans qu’il se relève.

 

Vendredi soir.

L’église est pleine, ce n’était plus arrivé depuis longtemps.

 

Il a achevé sa course, une fois encore il est arrêté, le silence pèse de tout son poids, déjà sa tête avec le bois forme l’angle tout droit jusqu’au milieu d’eux.

 

Jusqu’au milieu d’eux où un nouveau-né fait entendre son cri, un cri qui résonne la vie d’un bout à l’autre de l’église, insolent, reprend son souffle et crie encore, encore. On n’entend plus que lui.

 

Il me semble que la mort, lorsqu’elle vient de prendre place, et lorsqu’on lui prête l'oreille, ressemble à ce cri d’un nouveau-né, qui remplit tout l’espace, minuscule cellule de lumière qui s’étire s’étend se déploie ; il me plaît de penser encore que les fleurs qui s’ouvrent à la lumière de mars lorsqu’elle s’annonce, parlent ce même langage du gazouillis d'un nouveau-né à son réveil.


22:15 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

... le printemps... toujours une renaissance...

Écrit par : carpe diem | 28/03/2005

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