04/07/2005

Les marchés aux couleurs

Au marché aux couleurs, on ira d’abord le pas traînant. Puis on s’arrêtera devant un objet, ensuite un autre décidément mieux que le premier, enfin les yeux bondiront en tous sens, comme si tout soudain était brûlant ; on voudrait tout ramener, mais on ne se décidera que pour un seul.

 

Voilà tout le charme de ces endroits, c’est que chaque objet semble contenir exactement ce qui manquait pour que la maison soit plus gaie ou plus fraîche, pour que la vie soit plus légère, même les jours d’averse.

 

Or les pièces ne sont pas assez spacieuses pour que l’atmosphère entière du marché aux couleurs entre dedans, avec sa musique et ses odeurs, alors on n’achètera qu’un seul objet inutile en vérité, et qui ne trouvera pas sa place à côté du reste. Débarrassé de son costume de fête, étranger au cœur d’une pièce où tout à coup il fait si calme, il ne trouvera de conversation ni avec les livres trop sagement rangés, ni avec les courbes de la table du salon.

17:17 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Mes dégâts automatiques

Y a pas d’armoire pour ranger tout ce brol ? Y a un de ces brols, un brol originel, la grande origine, on y est nu comme un ver, à se rouler dedans il va bien falloir que ça s’écrase, on va ranger tout ça tout ce qui encombre et salit, les draps blancs des jours où rien ne se passe, et ça rassurait tout le monde, que rien ne se passe ! A présent, ils sont tout gris du brol alentour. Allez, évacuez, les dessous de table et les dessus d’hiver, que tout soit propre il faut que ça brille.


16:55 Écrit par ptitanne | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |